Ma première via ferrata... je faisais partie, jusqu'en milieu de semaine dernière, de celles qui disent "une via ferrata, ah non jamais !! ce truc là n'est pas fait pour moi..." enfin c'était sans compter sur Marie, qui mine de rien, sans en parler vraiment m'y a emmenée.
En guise d'entraînement, nous étions montées la veille au sommet de la Pointe Percée, massif des Aravis, 2750 m par la combe des verts et redescente par l'itinéraire normal. Et je m'étais également remise à l'escalade, mais ça ça vaudra bien un article... à suivre donc.
Lever 6h30, départ 7h15. Arrivées au parking, je jette un coup d'oeil sur la fiche technique ...
Bon en même temps j'ai pas trop regardé toutes les images, je me suis dit, pense au fur et à mesure, les émotions seront bien assez fortes comme cela... En terme d'émotions j'ai été servie. Première voie, et je pars dans du TD- faut être un peu frappée tout de même.... ou bien avoir une super confiance dans mon accompagnatrice !! Merci à elle d'ailleurs, patiente comme il fallait malgré quelques lenteurs de ma part.
Je n'ai jamais regardé derrière moi, c'est en regardant les photos que je me suis rendue compte du vide... j'ai bien pensé aux conseils de JH qui me disait en escalade, garde tes bras tendus, respire à fond, de temps en temps ouvre et ferme les mains pour faire circuler le sang, surtout éviter l'effet bouteille sur les avant-bras... j'ai donc tout bien fait comme il fallait, sauf pour les bleus sur les jambes (ben ouais, je me suis un peu aidée ... ).
Heureusement que Marie est une bavarde, de temps en temps ça permet d'oublier l'environnement. Sur le premier pont, elle m'a fait penser à quelqu'un (chut pour le moment c'est confidentiel)... sur la poutre je lui ai demandé de me parler et j'ai compté mes pas (12) pendant qu'elle me racontait des bêtises...
En cette belle journée ensoleillée où heureusement personne n'avait eu l'idée de faire la via, j'ai perdu des litres d'eau : 1- parce qu'il faisait chaud 2- parce que j'étais parfois très très impressionnée...
Mais je suis super heureuse de l'avoir fait, comme une petite victoire sur moi et surtout le plaisir d'être là à avancer, tranquillement sans personne pour nous speeder.
On a mis 4h30, en prenant le temps de prendre quelques photos, de bavarder entre les passages qui demandait de la concentration (le premier surplomb et la grande falaise).
La descente m'a paru un peu longue, un long sentier à flanc de montagne, puis un pierrier et un sentier. Plus d'eau et un énorme creux dans l'estomac - instant où les graines ne suffisaient plus...
Arrivées en bas j'aurais dévoré un sanglier (Madeleine qui nous avait rejoint m'a bien proposé un cochon mais bon, c'est pas pareil) et finalement je me suis contentée d'un sandwich reblochon-poulet-tomate.
Merci Marie !
ps : euh la prochaine... ?? !! on en rediscute ;-))